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Aides pour financer la téléassistance

Téléassistance : quelles aides pour la financer ? Crédit d'impôt de 50 %, APA, caisses de retraite, aides des départements. Montants indicatifs, démarches et FAQ.

Par La rédaction Retraite France, Équipe éditorialeMis à jour le 13 juillet 20269 min de lecture
Aides pour financer la téléassistance

La téléassistance peut être financée par plusieurs dispositifs cumulables : un crédit d'impôt de 50 % (car c'est un service à la personne), l'APA à domicile quand elle figure au plan d'aide, ainsi que des aides des caisses de retraite, mutuelles, départements et communes. Concrètement, un abonnement affiché autour de 25 €/mois peut ne coûter réellement qu'une dizaine d'euros après crédit d'impôt, et parfois beaucoup moins selon votre situation. Dans cet article, nous détaillons chaque aide, les montants indicatifs, les conditions et les démarches pour ne rien laisser passer.

La téléassistance : de quoi parle-t-on et pourquoi est-elle aidée ?

La téléassistance (ou télé-alarme) permet à une personne âgée vivant seule d'alerter, en cas de chute ou de malaise, une plateforme joignable 24h/24 grâce à un médaillon, un bracelet ou un boîtier. Elle sécurise le maintien à domicile et rassure la famille. Vous trouverez une présentation complète du dispositif et de son fonctionnement sur notre page dédiée à la téléassistance, ainsi que dans notre guide sur le fonctionnement de la téléassistance.

Pourquoi cette prestation est-elle soutenue par les pouvoirs publics ? Parce qu'elle relève des services à la personne et participe à la prévention de la perte d'autonomie, notamment des chutes, première cause d'accident domestique chez les seniors. À ce titre, elle bénéficie d'un avantage fiscal et peut être intégrée aux plans d'aide au maintien à domicile. Selon le portail public pour-les-personnes-agees.gouv.fr, la téléassistance fait partie des solutions recommandées pour rester chez soi en sécurité.

Combien coûte la téléassistance ? Les fourchettes de prix

Avant de parler d'aides, il faut connaître le coût réel. Les tarifs varient selon le type de matériel (fixe ou mobile), les options (détecteur de chute automatique, géolocalisation GPS) et le prestataire (associatif, privé, service public local). Notre comparatif des prix de téléassistance détaille ces écarts.

Type d'offrePrix mensuel indicatifAprès crédit d'impôt 50 %
Téléassistance fixe simple (médaillon + boîtier)20 à 30 €10 à 15 €
Fixe + détecteur de chute automatique30 à 40 €15 à 20 €
Téléassistance mobile / GPS (extérieur)30 à 45 €15 à 23 €
Frais d'installation (une fois)0 à 50 €0 à 25 €

Montants indicatifs, à vérifier sur devis auprès de chaque prestataire. On voit tout de suite l'enjeu : selon l'offre choisie et les aides mobilisées, la dépense réelle peut passer sous les 15 €/mois. Pour comparer sereinement les prestataires près de chez vous, consultez notre comparatif des offres de téléassistance.

Le crédit d'impôt de 50 % : l'aide la plus large

C'est le dispositif le plus accessible car il ne dépend ni du GIR, ni de l'âge, ni du niveau de dépendance. La téléassistance étant classée parmi les services à la personne, elle ouvre droit à un crédit d'impôt égal à 50 % des sommes versées dans l'année, dans la limite des plafonds annuels applicables aux services à domicile. Les règles générales sont détaillées sur impots.gouv.fr et service-public.fr.

Point essentiel et souvent mal connu : il s'agit d'un crédit d'impôt, pas d'une simple réduction. Cela signifie que les personnes non imposables en bénéficient aussi : l'administration fiscale leur rembourse la moitié des dépenses par virement. Un retraité qui ne paie pas d'impôt sur le revenu récupère donc bien 50 % du coût de son abonnement.

En pratique :

  • Le prestataire vous envoie chaque année une attestation fiscale récapitulant les sommes payées.
  • Vous reportez ce montant sur votre déclaration de revenus (rubrique services à la personne).
  • Le crédit se calcule sur le reste à charge réel, c'est-à-dire après déduction des autres aides (APA, caisse de retraite). On ne peut pas obtenir un crédit d'impôt sur une somme déjà remboursée par ailleurs.

Pour d'autres avantages fiscaux liés à l'âge, voyez aussi notre page sur le crédit d'impôt à partir de 70 ans et plus.

L'APA à domicile : intégrer la téléassistance au plan d'aide

L'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) s'adresse aux personnes de 60 ans et plus classées en GIR 1 à 4 (perte d'autonomie évaluée). Elle finance un plan d'aide personnalisé pouvant inclure l'aide humaine, le portage de repas, l'adaptation du logement… et la téléassistance.

Si l'équipe médico-sociale du conseil départemental estime que la téléassistance est utile, elle peut l'inscrire dans le plan d'aide. Le montant pris en charge dépend alors :

  • du GIR (le plafond mensuel du plan d'aide augmente avec la dépendance),
  • des ressources de la personne (un taux de participation reste éventuellement à votre charge au-delà d'un certain revenu).

Vous pouvez estimer le montant possible avec notre simulateur APA et consulter le détail des barèmes sur notre page dédiée au montant de l'APA à domicile. À noter : le montant de l'APA est fixé par le département et les plafonds sont revalorisés régulièrement (données de référence sur cnsa.fr). Il est donc indicatif et à vérifier localement.

Bon à savoir : si la téléassistance est déjà financée par l'APA, le crédit d'impôt ne s'applique qu'à la part que vous payez vous-même.

Caisses de retraite, mutuelles et collectivités : les aides complémentaires

Quand la personne n'est pas éligible à l'APA (GIR 5 ou 6, peu ou pas de perte d'autonomie), d'autres relais existent.

Les caisses de retraite. Dans le cadre de leur action sociale « Bien vieillir chez soi », l'Assurance retraite, la MSA (régime agricole) et certaines caisses complémentaires peuvent financer une partie de la téléassistance pour leurs retraités, sous conditions de ressources. La démarche s'effectue via un dossier de demande d'aide. Renseignez-vous sur lassuranceretraite.fr.

Les départements et communes. De nombreux conseils départementaux gèrent leur propre service de téléassistance à tarif réduit, parfois quasi gratuit pour les personnes à faibles revenus. Les CCAS (Centres communaux d'action sociale) peuvent aussi accorder une aide ponctuelle ou prendre en charge l'installation. C'est souvent la piste la plus intéressante localement : contactez le CCAS de votre mairie.

Les mutuelles et assurances. Certains contrats de mutuelle senior intègrent un forfait « assistance » ou « dépendance » couvrant tout ou partie de la téléassistance. Vérifiez vos garanties ou interrogez votre conseiller.

AidePublic concernéPrise en charge indicative
Crédit d'impôt 50 %Tous (imposables ou non)50 % du reste à charge
APA à domicileGIR 1 à 4, 60 ans+Tout ou partie, selon GIR et revenus
Caisse de retraiteGIR 5-6, sous conditionsAide forfaitaire ou % du coût
Département / CCASSelon ressourcesTarif réduit voire gratuité
Mutuelle seniorSelon contratForfait ou remboursement partiel

Que faire si les revenus ne suffisent pas à payer la téléassistance ?

La téléassistance reste l'une des solutions de sécurité les moins coûteuses, mais pour un budget très serré, voici la logique à suivre, du plus large au plus ciblé :

  1. Mobiliser le crédit d'impôt de 50 % — automatique dès lors que vous déclarez les dépenses, même sans impôt à payer.
  2. Demander l'APA si la personne est en GIR 1 à 4 : la téléassistance peut être financée dans le plan d'aide.
  3. Solliciter la caisse de retraite pour les GIR 5-6, via l'action sociale.
  4. Contacter le CCAS de la mairie et le conseil départemental : beaucoup proposent un service de téléassistance à tarif social, parfois autour de quelques euros par mois, voire gratuit sous conditions.
  5. Vérifier la mutuelle et les éventuels forfaits assistance.

Prenons un exemple concret. Madame D., 84 ans, veuve, perçoit une retraite de 1 150 €/mois et souhaite une téléassistance avec détecteur de chute à 35 €/mois. Elle n'est pas imposable. Grâce au crédit d'impôt, elle récupère 50 %, soit un coût réel de 17,50 €/mois. Son département propose en plus un tarif social pour les revenus modestes : sa facture peut descendre autour de 8 à 10 €/mois. La dépense devient tout à fait supportable.

Si la question du coût se pose plus largement (hébergement, aide à domicile renforcée), nos outils et pages spécialisées vous aident à y voir clair, notamment sur les aides financières à l'aide à domicile. Et si un jour l'entrée en établissement se profile, sachez qu'il existe des dispositifs dédiés au reste à charge et à l'aide sociale.

Les démarches étape par étape

Voici comment procéder, méthodiquement :

  1. Évaluer le besoin : la personne vit-elle seule ? A-t-elle déjà chuté ? Sort-elle beaucoup (téléassistance mobile) ou reste-t-elle surtout chez elle (fixe) ? Un test du risque de chute peut aider à objectiver le besoin.
  2. Demander plusieurs devis auprès de prestataires (associatifs, privés, service du département) et vérifier qu'ils sont bien déclarés « services à la personne » (condition du crédit d'impôt).
  3. Vérifier l'éligibilité aux aides : contacter le conseil départemental (APA), la caisse de retraite, le CCAS et la mutuelle.
  4. Souscrire l'abonnement et faire installer le matériel (test de la portée du médaillon, vérification des contacts d'urgence).
  5. Conserver les justificatifs : contrat, factures et attestation fiscale annuelle pour la déclaration d'impôt.

Documents à préparer

  • Pièce d'identité et livret de famille de la personne aidée
  • Justificatif de domicile récent
  • Avis d'imposition (ou de non-imposition) le plus récent
  • Justificatifs de ressources (pensions de retraite)
  • Notification GIR ou d'APA si elle existe déjà
  • RIB pour les virements d'aide et le prélèvement de l'abonnement
  • Devis ou contrat du prestataire et attestation « services à la personne »

Erreurs à éviter

  • Oublier de déclarer les dépenses : sans déclaration, pas de crédit d'impôt. C'est l'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse.
  • Choisir un prestataire non déclaré service à la personne : vous perdez alors le droit au crédit d'impôt.
  • Cumuler mal les aides : le crédit d'impôt ne porte que sur ce que vous payez réellement après APA ou aide de la caisse. Déclarer une somme déjà remboursée expose à une rectification.
  • Négliger le CCAS et le département : ce sont souvent les aides les plus généreuses pour les petits budgets, mais elles sont peu connues.
  • Sous-estimer les options utiles : pour une personne sujette aux chutes, le détecteur automatique peut valoir son coût, surtout si elle risque de rester au sol sans pouvoir appuyer sur le bouton.

En résumé, la téléassistance est une des solutions de sécurité les plus abordables du maintien à domicile, et rarement dénuée d'aides. Prenez le temps de comparer les offres, de solliciter chaque organisme et de bien déclarer vos dépenses : le coût réel est souvent deux fois moindre que le prix affiché. En cas de doute, faites-vous accompagner par le CCAS de votre commune ou par un point d'information local pour les personnes âgées.

Bon à savoir : ces informations sont fournies à titre indicatif et peuvent évoluer. Elles ne remplacent pas un avis médical, social ou administratif. Vérifiez toujours les informations auprès des organismes officiels et des prestataires concernés.

Questions fréquentes

La téléassistance donne-t-elle droit au crédit d'impôt ?

Oui, dans la plupart des cas. La téléassistance est reconnue comme un service à la personne et ouvre droit à un crédit d'impôt de 50 % des dépenses, dans la limite des plafonds. Ce crédit s'applique même si vous n'êtes pas imposable : l'administration vous rembourse alors la différence. Conservez l'attestation fiscale annuelle du prestataire et vérifiez les conditions sur impots.gouv.fr.

L'APA peut-elle payer la téléassistance ?

Oui, si la téléassistance est inscrite dans le plan d'aide APA établi par l'équipe médico-sociale du département. Le montant pris en charge dépend du GIR (1 à 4) et des ressources, avec une éventuelle participation restant à votre charge. La demande se fait auprès du conseil départemental.

Combien coûte réellement la téléassistance par mois ?

Les abonnements se situent généralement entre 20 et 45 €/mois selon les options. Après le crédit d'impôt de 50 %, le coût réel descend souvent entre 10 et 25 €/mois. Les frais d'installation et de mise en service (0 à 50 €) sont parfois offerts. Montants indicatifs, à vérifier sur devis.

Que faire si mes revenus ne suffisent pas à payer la téléassistance ?

Activez d'abord l'APA à domicile et le crédit d'impôt, puis sollicitez votre caisse de retraite et votre mutuelle. De nombreux départements et communes (via le CCAS) financent tout ou partie de la téléassistance pour les personnes âgées à faibles ressources. Rapprochez-vous du CCAS de votre mairie et du point d'information local.

Les caisses de retraite aident-elles à financer la téléassistance ?

Oui. Dans le cadre de leur action sociale, l'Assurance retraite et d'autres caisses (MSA, régimes complémentaires) peuvent accorder une aide à la téléassistance pour les retraités peu dépendants (GIR 5-6) sous conditions de ressources. La demande passe par un dossier « bien vieillir chez soi ».

Faut-il un GIR précis pour être aidé ?

Cela dépend de l'aide. L'APA concerne les GIR 1 à 4. Les caisses de retraite interviennent plutôt pour les GIR 5-6 (peu ou pas de perte d'autonomie). Le crédit d'impôt, lui, ne dépend d'aucun GIR : il s'applique à tous. Vous pouvez estimer le GIR avec un calculateur en ligne, mais seule l'évaluation officielle fait foi.

Peut-on cumuler plusieurs aides pour la téléassistance ?

Oui, dans certaines limites. Le crédit d'impôt se calcule sur les dépenses restant à votre charge, après déduction des autres aides (APA, caisse de retraite). On ne peut pas obtenir un crédit d'impôt sur une somme déjà remboursée. Vérifiez la coordination des aides auprès des organismes concernés pour éviter les erreurs de déclaration.

La mutuelle peut-elle rembourser la téléassistance ?

Certaines mutuelles senior proposent un forfait ou une prise en charge partielle de la téléassistance dans leurs garanties « assistance » ou « dépendance ». Consultez votre contrat ou contactez votre conseiller : les conditions varient fortement d'un organisme à l'autre.

Sources

Ressources utiles

Pour passer à l'action sur ce sujet :

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